APPEL À L’ACTION : BLOQUONS LA MESSE DES MORTS !

Du 28 au 30 novembre 2024, au Théâtre Paradoxe, la Messe des Morts, un festival de musique Black Métal, tentera d’imposer à Montréal des groupes directement liés à la scène National Socialist Black Metal (NSBM). Cet événement n’est pas un simple accident de parcours, mais une tentative délibérée de normaliser et de légitimer une scène musicale profondément ancrée dans l’idéologie fasciste, néonazie et haineuse. La scène NSBM promeut la haine raciale, le fascisme et glorifie le nazisme. Elle est un foyer de radicalisation, de recrutement et de propagation des pires idéologies d’extrême droite. Une telle scène n’a pas sa place ici !

Les liens répugnants entre plusieurs groupes présents et la mouvance NSBM ont déjà été exposés par le collectif Montréal Antifasciste1. Mais rappelons-le : Martin Marcotte, l’organisateur du festival, n’en est pas à son coup d’essai. Depuis des années, il aligne et distribue des groupes NSBM, contribuant à perpétuer une scène musicale qui prône la violence et la haine. Face au refus systématique de cette scène de se purger de ses éléments les plus toxiques, nous n’avons d’autre choix que de nous dresser contre ce festival et de l’arrêter, afin d’empêcher que ces discours haineux trouvent un quelconque terrain d’expression à Montréal.

La montée de l’extrême droite, ici comme ailleurs, est une menace immédiate. Du trumpisme à l’ascension des partis d’extrême droite en Europe, la haine et l’intolérance se normalisent. En offrant une tribune aux groupes liés au NSBM, la Messe des Morts s’inscrit parfaitement dans ce contexte alarmant, où l’extrême droite cherche à envahir les espaces publics et culturels pour diffuser sa propagande. Refuser ce festival, c’est refuser de laisser ces idéologies racistes, sexistes, transphobes et xénophobes s’installer sous nos yeux. En tant que syndicalistes révolutionnaires et militant·es antifascistes, nous savons que ces luttes sont liées. Le combat contre l’extrême droite, l’exploitation des travailleur·euses et les politiques impérialistes est indissociable. Si nous laissons ces discours de haine s’enraciner dans nos rues, nos lieux de travail, et nos espaces culturels, ce sont nos droits et libertés qui seront menacés.

Ce combat résonne aussi avec les luttes de solidarité pour la Palestine. Tandis que l’État israélien mène un génocide contre le peuple palestinien, l’extrême droite, tant en Israël qu’ici, instrumentalise l’islamophobie et le mythe du « choc civilisationnel » pour légitimer la guerre et la haine contre les musulman·es et les peuples opprimés. Un simple coup d’œil aux commentaires sous les publications de Montréal Antifasciste révèle que de nombreux·ses défenseur·ses de la Messe des Morts attaquent régulièrement le mouvement de solidarité avec la Palestine, cherchant à discréditer la résistance palestinienne. En soutenant des groupes issus de la scène NSBM et en s’attaquant à celles et ceux qui luttent pour la justice en Palestine, ces individus font le choix de l’extrême droite.

Les luttes contre l’extrême droite, l’exploitation des travailleur·euses et les politiques impérialistes ne sont pas séparées. Ces luttes se mènent ensemble, ici comme partout, et il est plus que temps de les affronter directement. La haine, sous toutes ses formes, qu’elle se cache derrière un festival ou qu’elle envahisse nos rues, doit être éradiquée. Ce n’est pas un simple affront à la culture, mais une attaque frontale contre le mouvement antifasciste, contre les valeurs du syndicalisme révolutionnaire et contre es communautés les plus marginalisées. Une attaque que nous devons repousser et écraser sans compromis.

Nous avons l’obligation de lutter contre ce festival avec toute la force de notre solidarité. Il ne s’agit pas simplement de dire non, mais d’agir avec détermination : occuper le lieu, bloquer ce festival, et faire en sorte que la haine ne trouve pas d’espace d’expression ici. Si des acteurs de la société civile, y compris des groupes communautaires, des élu·es et des commerçant·es, ont pris l’initiative d’envoyer une lettre ouverte4 demandant le retrait des groupes liés au NSBM de la programmation de la Messe des Morts, cela ne suffit pas. Il est temps de passer à l’action, de nous organiser et de frapper fort pour arrêter cette offensive. Ensemble, nous devons envoyer un message clair : la haine n’a pas sa place dans nos rues, nos milieux de travail et nos nos communautés. C’est une question de survie, et nous devons être prêt·es à lutter jusqu’au bout.

Le 29 novembre à 18h00, devant le Théâtre Paradoxe, bloquons ce festival et faisons reculer lesdiscours fascistes !
NO PASARAN !

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